LAST DAYS

Réalisateur : Gus Van Sant
Casting :
Divers : USA - 2005 - 1h37 min - VOSTF
« LAST DAYS » est une méditation du réalisateur Gus Van Sant sur les démons intérieurs qui ravagent un musicien talentueux, mais perturbé dans les dernières heures de son existence. Michael Pitt tient le rôle de Blake, artiste replié sur lui-même et acculé par le succès à vivre dans une maison où tout moyen d'existence repose sur lui et où ses amis lui soutirent régulièrement argent et services. LAST DAYS le suit durant les quelques heures qu'il passe dans et autour de sa maison perdue dans les bois, fuyant sa propre vie.
Avec « Last Days », Gus Van Sant poursuit ses expériences sur le langage cinématographique. Il a souhaité réaliser un film à la fois poétique et réaliste.
Par le traitement de l’image, du son et de l’action,
« Last Days » nous entraîne dans un univers émotionnel, sensoriel et matériel qui est une méditation intime sur l'isolement, la mort et le deuil.
« Last Days » est dans la lignée des deux précédents films de Gus Van Sant, « Elephant », Palme d'Or à Cannes en 2003 et « Gerry » (sorti en 2004). Ces trois films présentent une narration elliptique, un décor unique et un jeu d'acteur basé sur l'improvisation. On y suit les personnages dans leur environnement et la description minutieuse de Gus Van Sant nous permet de ressentir leurs émotions.
Comme les deux films précédents, « Last Days » est inspiré de faits relatés par les médias. « Gerry » s'inspire d'un article sur deux types perdus dans le désert. « Elephant » était un regard sur la vague de fusillades dans les écoles, qui a eu lieu aux Etats-Unis à la fin des années 90 et « Last Days » est inspiré de la mort de Kurt Cobain en 1994.
Gus Van Sant : "Les trois films utilisent la fiction pour découvrir quelque chose de nouveau sur une situation donnée. Ce sont des histoires où les gens ignorent ce qui s'est vraiment passé, car il leur manque certains éléments. Dans le cas de « Gerry », une seule personne est revenue, donc il n'y a qu'une version. Pour « Elephant », il y a toujours la question du ‘pourquoi’, ‘comment cela a-t-il pu arriver ?’ En ce qui concerne Kurt Cobain, personne ne sait vraiment où il était les deux derniers jours de sa vie, ni ce qui s'est passé. La source d'inspiration de « Last Days » n'est pas tant l'événement en soi que la fascination exercée par le mystère de ces derniers jours". Gus Van Sant songeait à ce film depuis1996 : "A l’époque, je faisais d'autres films, comme « Will Hunting ». Après « A la rencontre de Forrester », on a fait « Gerry ». Après « Gerry », on devait tourner « Last Days » et puis, finalement, on a décidé de faire « Elephant ». Mais alors que « Gerry » était un film indépendant, « Elephant » a été réalisé en collaboration avec HBO Films. Pour « Elephant », j'avais donné à HBO un scénario d’une vingtaine de pages qui comprenait surtout des descriptions en une phrase et peu de dialogues. Le script de « Last Days » était un peu plus développé, je crois qu’il faisait trente-cinq pages. Au début, le rapport avec l'histoire de Kurt Cobain était très ténu. Le personnage de « Last Days » n’était qu’un gamin seul dans la maison. Il se préparait un gratin de macaronis et il regardait la télévision, en évitant le téléphone. Occasionnellement, il sortait brièvement. Il écrivait. Le gamin meublait simplement sa journée. Il me semble qu'il n’était même pas question qu’il meure". Cette première version de l'histoire est longtemps restée sur l'étagère. Dès le début de la longue gestation de « Last Days », Gus Van Sant avait décidé de confier le rôle de Blake à Michael Pitt. Celui-ci jouait déjà de la musique et souhaitait vraiment voir « Last Days » se concrétiser.

ENTRETIEN AVEC GUS VAN SANT
Le Monde
Last Days adopte la tonalité d'une mélopée funèbre, d'une extrême simplicité. (...) Un film austère, rigoureux, teinté de satire violente, empreint d'une grande tristesse.

TéléCinéObs
(...) une méditation sur la mort qui vient clore magnifiquement la "trilogie noire" du cinéaste. (...) une étrange comédie (...). Gus Van Sant parvient à capter l'essence tragique de ces derniers jours, bien aidé en cela par son interprète
Michael Pitt, qui, la carcasse voûtée, incarne une douleur de tous les instants.

Libération
Last Days est le grand film de l'adolescence au moment de son extinction (...) La splendeur de Last Days tient au fait que Gus Van Sant ne joue pas à dominer son sujet. Son film titube autant que son acteur, Michael Pitt (...), vacille. Garçon sublime, comme le latin l'entendait, il s'élève très haut dans le ciel, jusqu'à s'évanouir dans un éblouissement.

Les Inrockuptibles
Aussi beau que Gerry et Elephant, le choc de la surprise en moins, Last Days, évocation distanciée des derniers jours de Kurt Cobain, semble boucler une trilogie sur une Amérique désenchantée qui dévore ses enfants. C'est ausssi l'un des meilleurs "films rock" de l'histoire. (...) Last Days, film superbe, éblouissant d'intelligence, et parfois même bouleversant, d'une facture aussi sensuelle que son fond est noirâtre, merveille (...).
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