8th wonderland

Réalisateur : Nicolas Alberny et Jean Mach
Casting :
Divers : france - 2010 - 1h34 - française
Prix : Prix EKWA 2009 - Ile Maurice du Meilleur Film Français
Des millions de personnes disséminées de par le monde et déçues de la manière dont celui-ci évolue décident de s'unir Toutes guidées par le même désir d'améliorer les choses, de ne plus subir l'actualité sans pouvoir réagir

Par le biais d'Internet, elles créent le premier Pays virtuel : 8Th Wonderland.

Puisqu'un individu n'a guère de chance de se faire entendre , un Pays, en revanche, aura beaucoup plus de possibilités d'intervention au niveau International : Chaque semaine, tous les habitants de 8Th Wonderland, votent par référendum une motion différente Si elle est virtuellement adoptée, ils se chargent de la faire réellement appliquer Mais que se passerait-il si les motions de 8Th Wonderland devenaient petit à petit plus réactionnaires ? Si sa manière d'agir se rapprochait lentement mais sûrement d'un comportement terroriste ?...

Un problème insoluble se poserait alors à l'ensemble des Nations : Comment capturer des millions de personnes disséminées de par le monde ?
Comment combattre un Pays qui n'existe pas ?
L’idée de The 8th Wonderland nous est venue à la suite d’un sentiment de frustration à la vision d’un énième journal télévisé. Les nouvelles du monde étaient une fois de plus catastrophiques et nous étions impuissants à faire quoi que ce soit. Notre rôle, comme celui de tout spectateur, se cantonnait à ingurgiter les images tout en les subissant.

Comment influer sur les nouvelles du monde ? Comment faire entendre sa voix lorsqu’on est noyé dans la masse de milliards d’individus ?

C’est ainsi qu’est né le premier pays virtuel : en imaginant toutes les personnes qui ressentiraient ces émotions se regroupant pour devenir plus puissantes, pour agir jusqu’à devenir un vrai contre-pouvoir.
Utiliser Internet est donc apparu comme une nécessité : quel autre moyen peuvent avoir un français, un colombien, un américain et un japonais pour dialoguer instantanément ensemble ?
Il a donc fallu éviter le piège d’un film pesant qui comprendrait une multitude de scènes muettes où les protagonistes tapoteraient sur leur clavier.
Nous avons donc pris le parti du dynamisme. D’une part, l’action se déroulera dans un futur proche où l’on parle à son ordinateur pour lui faire exécuter la moindre tâche. Après tout, quelques logiciels de ce type existent déjà (Word, par exemple, en a déjà mis un au point) et tout laisse à penser qu’après les souris et claviers sans fils, cela sera la prochaine évolution informatique. D’autre part, nous allons filmer les conversations informatiques entre les différents habitants de The 8th Wonderland par le biais d’une salle virtuelle. Comme si les personnages se rencontraient vraiment. Cela nous apportera de plus grandes possibilités en terme de mise en scène. Cela apportera également une atténuation forte de la frontière entre le réel et le virtuel, un des objectifs de notre long-métrage.

La forme du film est résolument originale. Alors qu’un long-métrage ne comporte guère plus de 80 séquences, nous en avons presque écrit le triple. Nous voulons donner un aspect « zapping » au film, comme si le spectateur le visionnait devant sa télévision, une télécommande à la main. Une façon de concilier le fond et la forme.
Nous voulons également indiquer, par le passage d’une nation à l’autre via leurs programmes télévisés, que la planète n’est plus si grande : toute action dans un pays quel qu’il soit a immédiatement, à l’époque du tout médiatique, une répercussion dans tous les autres. Pourtant, et c’est là l’intérêt du paradoxe, chaque nation conserve sa mentalité et son langage propre. Il n’y a heureusement pas d’uniformisation dans ce domaine.

Nous sommes conscients du danger que représente la création d’un pays virtuel. À une époque troublée par le terrorisme, où une organisation comme Al Qaïda (qui signifie d’ailleurs « le réseau ») existe, il est possible de véhiculer des messages dangereux ou même mal interprétables.
C’est pourquoi nous avons développé The 8th Wonderland sans occulter les dangers que procure le pouvoir. Les habitants du pays virtuels sont initialement pétris de bonnes intentions. Pourtant, une fois le succès au rendez-vous, une fois qu’ils deviennent véritablement un contre-pouvoir à part entière, certains d’entre eux se laissent griser : ils ont trouvé la voie, la méthode infaillible. Tout le monde doit donc leur emboîter le pas, de gré ou de force. C’est de ce discours trop souvent entendu, qui ôte tout libre-arbitre aux autres, que naît le danger.
C’est pourquoi il était également important de finir sur une note constructive. Une fois la crise passée, The 8th Wonderland n’a plus la prétention de tout changer en quelques jours. Au lieu de faire table rase du passé d’une manière systématique, il utilise ce qui existe déjà pour le perfectionner. Pour le faire évoluer au rythme des mentalités. Pour, comme le dit RACHIDA, l’un des personnages du scénario : « Aider les gens… Rien que les gens… C’est tout… ».

Un film ne peut certes pas changer le monde. Le nôtre n’échappe pas à la règle. Mais il peut peut-être apporter sa pierre à l’édifice d’une évolution harmonieuse. Si après le visionnage de The 8th Wonderland, les voix de ceux qui veulent faire passer l’humain avant toute autre notion se font plus fortes, nous aurons réussi au-delà de nos espérances.

Nicolas Alberny et Jean Mach, réalisateurs de The 8th Wonderland
Télérama
" A mesure que l'action se radicalise, que la célébrité de 8th Wonderland augmente, le film explore, avec une intelligence parfois féroce, les limites de l'activisme politique. "
Paris Match
"Une belle utopie, lancée comme un pavé calibre 68 dans la mare."
L'express
" Scénario intéressant."
  • Inscrivez-vous à la newsletter
  • Contact : 0692 68 77 09
  • 234 783 visiteurs