MAMMUTH

Réalisateur : Gustave Kervern, Benoît Delépine
Casting :
Divers : France - 2010 - 1h32 -
Prix : Sélection officielle Festival de Berlin
Serge Pilardosse vient d'avoir 60 ans. Il travaille depuis l'âge de 16 ans, jamais au chômage, jamais malade. Mais l'heure de la retraite a sonné, et c'est la désillusion : il lui manque des points, certains employeurs ayant oublié de le déclarer ! Poussé par Catherine, sa femme, il enfourche sa vieille moto des années 70, une " Mammut " qui lui vaut son surnom, et part à la recherche de ses bulletins de salaires. Durant son périple, il retrouve son passé et sa quête de documents administratifs devient bientôt accessoire...
Une moto un peu particulière
Le titre du film Mammuth fait référence à la Münch Mammuth, une moto allemande créée dans les années 60 par un inventeur allemand qui a décidé de placer un moteur de voiture et de le mettre dans un cadre de moto. Derrière son aspect "obèse", la Münch Mammuth fait partie des motos les plus puissantes du monde. Benoît Delépine confie: "Quand j'étais petit, à la campagne, la moto représentait vraiment pour moi une forme de libération".

Un rêve prémonitoire ?
L'idée du film est née de Benoît Delépine pendant son sommeil. En effet, le réalisateur a rêvé de Gérard Depardieu, les cheveux longs, sur une moto Münch Mammuth. En se réveillant, il s'est dit: "C'est unique !" C'est ensuite Gustave Kervern qui a utilisé cette idée pour en faire un scénario de long-métrage.

Premier rôle d'un chanteur néerlandais
Mammuth offre son premier rôle au cinéma à l'auteur-compositeur-interprète néerlandais, Dick Annegarn. En revanche, ce dernier avait déjà participé à la création d'un film en composant la B.O. du Cri de Tarzan de Thomas Bardinet en 1996.

Un digne film de Groland
Mammuth s'inscrit dans la continuité de la filmographie des auteurs de "Groland". En effet, leur dernier film reprend l'aspect "Road Movie" présent dans Aaltra et Avida, tandis qu'il utilise le schéma inverse de l'histoire de Louise-Michel. Si Louise-Michel part d'un élément dramatique pour aller vers la comédie, Mammuth fait l'inverse.
"Un profond message de liberté." Brazil
"Benoît Delépine et Gustave Kervern signent un grand film (...) Gérard Depardieu interprète admirablement la mélancolie de son personnage, avec une impressionnante justesse de jeu." La Croix
"Drôle, dingue, engagé, généreux, trash et mélancolique, "Mammuth" a été taillé sur mesure pour Gérard Depardieu." Le Parisien
"(...) des plans sur mesure pour accueillir sa monumentalité frémissante (...), absorbant toute l'imbécilité du monde et la restituant digérée comme un homme dont le seul métier serait de vivre avec une douceur qui vous fait venir les larmes aux yeux." Les Inrockuptibles
"(...) cette fantaisie oscille entre drôlerie et gravité notamment grâce à ses personnages féminins (...) La force du film vient cependant de Depardieu lui-même, qu'on n'avait pas vu aussi bon depuis bien longtemps." 20 Minutes
"Par les transfuges de Groland, un film bizarroïde, drolatique, réussi." Elle
"Une émouvante méditation mélancolique sur le temps qui passe, sur la dépossession du monde, sur le cinéma comme enregistrement poétique de la mort au-travail." Le Monde
"Cocktail énergisant d'humour grolandais, de réalisme social et de surréalisme narratif, cette comédie poétique, saupoudrée d'un geste de mélancolie amère et de désillusion fataliste, offre à un Gérard Depardieu, métamorphosé en avatar flamboyant de Mickey Rourke dans The Wrestler, un rôle colossalement humain." Paris Match
"Mammuth (...) est la preuve la plus évidente que Benoît Delépine et Gustave Kervern sont des cinéastes avec lesquels il faudra compter." Positif
"Chez ces porte-parole de la "France d'en-bas", ces chantres de l'anti-"bling-bling", les patrons, les femmes fatales et les brutes épaisses sont détrônés par les médiocres au coeur tendre, les fantômes de jeunesse et les handicapés rêveurs." Première
"Potache, poétique et politique, ce road-movie des points retraite croque l'absurdité du monde du travail, éructe son amour pour les vieux et les laissés-pour-compte dans une France où rôdent les jeunes aux dents longues, et réinvente Depardieu, tignasse de Viking façon Mickey Rourke dans "The Wrestler", avec pastis mais sans pathos." TéléCinéObs
"La grande réussite (...) c'est de redonner à un mythe vivant, souvent égaré ces dernières années, un monde de cinéma qui lui convient absolument et auquel il fait, en retour, don absolu de lui-même." Télérama
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