SAMSON & DELILAH

Réalisateur : Warwick Thornton
Casting :
Divers : Australie - 2009 - 1h41 - VOSTF
Prix : GRAND PRIX FESTIVAL EKWA, CAMERA D'OR FESTIVAL DE CANNES, 8 "César" Australien dont Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleur Scénario Original, Meilleur Espoir Féminin, Meilleur Espoir Masculin ...
Samson et Delilah vivent dans une communauté aborigène isolée dans le désert du centre de l'Australie. La vie là-bas est un éternel recommencement : les jours passent, rien ne change jamais et personne ne semble s'en soucier. Quand le malheur s'abat sur eux, ils décident de s'enfuir. Commence alors un véritable périple pour réussir à survivre. Les deux adolescents découvrent que la vie hors de la communauté peut être cruelle. Affamés, rejetés, Samson et Delilah tombent pourtant amoureux l'un de l'autre. C'est tout ce qu'ils ont, leur seule réalité. Perdus, seuls et indésirables, ils découvrent que la vie n'est pas toujours juste mais que l'amour lui ne porte jamais de jugement.
Un premier long-métrage pour le réalisateur
Warwick Thornton écrit et réalisé plusieurs courts-métrages, dont les plus récents, Nana (2008) et Green Bush (2005) qui ont été sélectionnés et primés au Festival de Berlin. Diplômé de l'Australian Film Television and Radio School en 1997, il a commencé sa carrière comme chef opérateur. Il continue d'ailleurs à filmer pour d'autres, parallèlement à ses projets personnels. Récemment il a filmé plusieurs épisodes de la série documentaire " Premiers Australiens " pour SBS. Warwick a aussi dirigé plusieurs documentaires pour CAAMA Productions et les chaînes nationales ABS et SBS. Il tourne en ce moment un documentaire avec le spécialiste d'art aborigène Hetti Perkins.
Des acteurs non-professionnels
Le réalisateur revient sur sa façon de travailler avec ses comédiens: "Les deux personnages sont joués par des acteurs non professionnels dont c'est ici le premier rôle. Mais ils ont l'expérience d'une vie, celle des gamins de la communauté. Ils connaissaient l'existence que Samson et Delilah ont vécue et ils étaient capables de dessiner leur personnage sur et à partir de cette réalité. La caméra et le décor renforcent ce travail du réel : caméra à l'épaule, brute, directe. Pas de machino, pas d'électro, ni grues ni rails de travelling, très peu de lumière additionnelle. J'ai cadré le film moi-même pour ne rien avoir entre les acteurs et moi... Sauf la merveilleuse caméra 35mm de Panavision !"
Sur la réalisation de son premier film
Le réalisateur explique les raisons qui l'ont poussées à réaliser ce film: "Chacun d'entre nous a sa raison d'être. Chacun a son combat. Samson & Delilah est ma raison d'être, c'est mon combat. L'art du récit est depuis des milliers de générations un mode de vie pour mon peuple, depuis les chants sous les étoiles jusqu'aux images projetées sur un écran. Le medium a changé mais pas les raisons de raconter nos histoires. Je crois que cette histoire, j'avais besoin de la raconter. Vous devez croire à vos histoires et faire confiance au public pour qu'il embarque avec vous et vos personnages dans ce voyage. Un voyage à travers les ténèbres, qui rend la lumière d'autant plus brillante à la fin. L'amour non conventionnel de Samson et Delilah est cette lumière. Leurs épreuves et leurs luttes sont inspirées par ce que je vois chaque jour quand je retraverse ma propre vie, ici en Australie centrale. C'est réel, c'est notre réalité."
Une histoire d'amour originale
Cette histoire d'amour hors du commun est très est cher au réalisateur: "Samson & Delilah est une histoire d'amour, mais peut-être pas au sens traditionnel du terme. Elle parle de la vie dans une communauté aborigène reculée et de comment un jeune couple parvient à échapper à cette existence. L'amour est le thème central que je voulais explorer, mais dans un sens un peu particulier. Un amour qui naît de la survie, un amour nécessaire. C'est le récit des chemins compliqués qu'emprunte l'amour pour grandir. Samson et Delilah ont une relation très étrange et leur amour est fort mais secret. Il se construit à mesure que leur confiance mutuelle se développe. Suffira-t-il à les sauver ? Samson & Delilah parle de personnes qui ne sont pas considérés comme telles – sans parler de personnes qu'on autoriserait à aimer ou à avoir des émotions. Ils ne sont pas autorisés à être humains. Ils sont les intouchables. Je crois que l'histoire de ces deux jeunes amoureux, Samson et Delilah, est une histoire importante et unique –une histoire ignorée. A la fin, même si la vie sera dure, je veux que le public sente qu'ils peuvent s'en sortir. Qu'une nouvelle vie les attend. L'espoir."
L'espoir comme remède
La productrice parle des oeuvres du réalisateur: "Les films de Warwick donnent au gens l'impression d'être à l'intérieur et de n'être ni juges ni jugés. Ses films parlent de cycles de violence, de coutumes étranges et des choses telles qu'elles sont. Mais il montre aussi le petit pas de côté qui peut briser le cercle. Ses films invitent le public à entrer en relation intime avec son monde, quelque chose qu'ils n'auraient pas l'occasion d'expérimenter sans le cinéma. Et quoi qu'il arrive il y a toujours un envers positif, un sens de l'espoir, l'affirmation que la vie continue. J'aime le côté concret de ses films, le fort sens d'humanité qu'ils dégagent et plus que tout sa confiance dans la possibilité d'une vie meilleure."
"Sans s'appesantir dessus, la discrimination, le racisme et la mise à l'écart des aborigènes sont mis en évidence par le biais d'une mise en scène sobre, mais qui n'épargne pourtant pas au spectateur quelques moments chocs." Brazil
"(...) ce film (...) frappe en plein coeur." Elle
"Une oeuvre envoûtante et d'une très grande beauté. Un film (...) d'une stupéfiante maîtrise." La Croix
"Caméra d'or méritée à Cannes pour ce beau film engagé qui ne renonce pas à l'humour (...) premier long métrage "entièrement aborigène" de l'histoire, l'évènement cinématographique de l'année en Australie." Le Journal du Dimanche
"L'absence de parole entre les deux amants platoniques ajoute (...) au sentiment de tragédie moderne, Beckett de l'outback." Libération
"On n'est pas près d'oublier la manière qu'a le réalisateur de filmer l'ennui de ces vies sans horizon, alors même que l'horizon géographique, battu par les vents du bush, est immense et écrasant." Première
  • Inscrivez-vous à la newsletter
  • Contact : 0692 68 77 09
  • 233 477 visiteurs