MASCARADES

Réalisateur : Lyes Salem
Casting :
Divers : France, Algérie - 2008 - 1H32 -
Prix : Valois du Meilleur Film Festival d'Angoulème
Un village quelque part en Algérie. Orgueilleux et fanfaron, Mounir aspire à être reconnu à sa juste valeur. Son talon d'Achille : tout le monde se moque de sa soeur, Rym, qui s'endort à tout bout de champ.
Un soir, alors qu'il rentre soûl de la ville, Mounir annonce sur la place du village qu'un riche homme d'affaires étranger a demandé la main de sa soeur.
Du jour au lendemain, il devient l'objet de toutes les convoitises. Aveuglé par son mensonge, Mounir va sans le vouloir changer le destin des siens...
Le choix du titre
Le choix du titre n'a pas été anodin pour le réalisateur " Le mot " mascarade " dit à la fois l'hypocrisie de certains comportements et un jeu social dont personne n'est complètement dupe : il décrit donc le parcours de Mounir et l'attitude d'une partie des habitants du village. " Désireux de faire transparaître l'ambivalence, Mascarades évoque " aussi bien la légèreté du divertissement que la gravité de la critique. Cette ambivalence me plaisait, elle est soulignée par le pluriel du titre français. En arabe, le titre est au singulier - le mot sonne mieux - mais le sens est à peu près identique, même si on y entend moins l'idée du masque. "

Un Khliffa sur mesure
Lorsque le réalisateur ? également scénariste ? a écrit le rôle de Khliffa, il envisageait d'interpréter lui-même ce personnage. Seul pré-requis pour le rôle, Lyes Salem attendait de son personnage qu'il soit vraiment décalé. Difficile donc de trouver la perle rare. Mais lorsque Mohamed Bouchaïb a passé le casting, le réalisateur a été séduit, " il m'a fait mourir de rire, au point qu'il m'a paru trop drôle pour le personnage. J'ai mis quelques heures à comprendre que j'avais trouvé mon Khliffa : il était tellement décalé qu'il tranchait même sur la façon dont je l'avais imaginé ! (...) il a beaucoup contribué à le faire évoluer. Il a une gestuelle extraordinaire, c'est un type en caoutchouc : grâce à lui, certaines séquences du film ont pris un tour burlesque que je n'avais pas envisagé a priori. "

Lyes Salem polyvalent
A la fois réalisateur et scénariste de son film, Lyes Salem tient également le rôle titre de Mascarades. Il interprète le rôle de Mounir, jeune algérien lassé des qu'en dira-t-on lié au mariage de sa soeur. En écrivant le scénario, Lyes Salem hésitait entre jouer le rôle de Mounir ou celui de Khliffa. Sa rencontre avec Mohamed Bouchaïb a été décisive dans son choix.

Une sortie avant tout algérienne
Alors que le film est une production franco-algérienne et que l'Algérie ne produit que 20% du film, le long métrage est dans un premier temps sorti en Algérie. Le réalisateur qui s'est inspiré de ce pays et de ses habitants, ne concevait pas sortir ce film sans le leur avoir soumis. La projection n'a pas été sans succès auprès des premiers concernés, bien au contraire.

Un petit village au coeur de l'action
Lyes Salem a souhaité situer son film en plein coeur d'un petit village algérien, assez représentatif de la société. Coupé du reste de l'Algérie, ce lieu-dit retrace assez bien l'ambiance du film: très étriqué, tout se sait très vite, tout le monde s'observe et se scrute, à l'image du film où rien n'est possible sans que cela provoque bavardages et commérages. Les habitants de ce village furent d'ailleurs les premiers à découvrir ce film, qui d'une certaine manière, traite de leurs propres vies.

Le théâtre à l'origine du projet
Lorsqu'il était au conservatoire, Lyes Salem a mis en scène une pièce de théâtre intitulée Journée de noces chez les Cro-Magnon de Wajdi Mouawad : Dans un Beyrouth sous les bombes, une famille prépare le mariage de leur fille cadette. Très vite, on comprend que tout ceci n'est qu'un simulacre, visant à s'occuper l'esprit plutôt que de penser à la guerre. L'action du film de Lyes Salem ne se déroule pas au Liban mais en Algérie. Le réalisateur a souhaité garder le ton de la comédie : " Si je voulais traiter de sujets un peu graves, il fallait absolument rompre avec certains clichés misérabilistes par lesquels on se représente le monde Algérien ".
"Sur le ton de la farce, avec un vrai sens du rythme et un joli coup de caméra (...) il dessine un portrait sans concession mais affecteux de ce pays meurtri et écartelé (...) les acteurs sont remarquables (...)" Paris Match
"En équilibre parfait entre la satire sociale et la poésie onirique, Mascarades a le punch, le culot, l'humour, le lyrisme d'un film de Kusturica." Le Nouvel Observateur
"(...) une comédie pétaradante et bariolée (...) Sous la fantaisie de ce premier film en forme de fable foutraque et rythmée, la satire sociale est bel et bien là." Télérama
"Volontiers inspiré par un burlesque jamais méchant, amoureux de ses personnages, Lyes Salem réussit un film à la fois enlevé et profond." La Croix
"Une comédie lente et parfois violente comme un Sergio Leone, amèrement drôle comme un Pedro Almodovar, bavard comme un Federico Fellini, bruyant comme un Emir Kusturica." Le Figaroscope
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