LA VAGUE

Titre original : Die Welle
Réalisateur : Dennis Gansel
Casting :
Divers : Allemagne - 2009 - 1h48 - VOSTF
Prix : Prix d'interprétation masculine pour un second rôle, Frederick Lau, German Film Awards. Grand Prix du Jury, Sundance Film Festival. Nomination au Golden Trailer Awards pour la meilleure bande-annonce de film étranger.
En Allemagne, aujourd'hui. Dans le cadre d'un atelier, un professeur de lycée propose à ses élèves une expérience visant à leur expliquer le fonctionnement d'un régime totalitaire. Commence alors un jeu de rôle grandeur nature, dont les conséquences vont s'avérer tragiques.
Une histoire vraie
Le professeur d'histoire Ron Jones a réellement existé et l'expérience qu'il a pratiquée a concrètement eu les effets mis en scène dans le film. Inspiré du fait réel, La vague est également un roman de Todd Trasser et un classique de la littérature de jeunesse, au programme de nombreuses écoles allemandes depuis vingt ans. L'adaptation de Dennis Gansel a de même connu un très grand succès outre-rhin.

Et de trois!!
La Vague marque la troisième collaboration entre Dennis Gansel et Max Riemelt. Le cinéaste et l'acteur ont donc déjà travaillé ensemble sur Girls & sex et Napola - Elite für den Führer.

Un sujet à ne pas éviter
Tout en sachant à quel point la question nazie a été vue et revue dans les écoles allemandes, les scénaristes de La Vague ont tenu à en parler, situant le danger dans la lassitude qui se crée lorsque l'on commence à se dire: "On a compris, c'est quelque chose qui n'arrivera plus." Intéressé par le sujet, Dennis Gansel l'avait déjà abordé en 2004 dans Napola - Elite für den Führer: "La question de savoir si le fascisme pourrait réapparaître, et comment ce système fonctionne, m'a toujours fasciné", avoue-t-il. Avec un grand-père officier sous le IIIè Reich, le cinéaste s'est toujours demandé comment il aurait réagi dans un tel contexte. Si dans son premier film sur le sujet, il a tenté de comprendre comment les Nazis ont réussi à détourner toute une population, dans le second, il questionne davantage le fonctionnement du système et ses conditions de réapparition aujourd'hui.

Une peur inspiratrice
Peter Thorwarth et Dennis Gansel se sont inspirés de leurs univers similaires et des élèves et professeurs qu'ils ont connu lors de leur scolarité en Allemagne pour planter le décor de leur film: "Nous nous sommes demandés, très naturellement, comment ces personnes auraient réagi dans les situations que nous voulions dépeindre", explique ce dernier. Selon le cinéaste, c'est le manque d'idéaux du monde actuel qui le mènera à sa perte: "L'individualisme et l'atomisation de nos sociétés ne pourront pas fonctionner éternellement. Un tel contexte créé inévitablement un vide, et le danger est qu'un nouveau "isme" se présente pour le remplir", déplore-t-il. En suivant ses peurs et en écrivant certaines scènes de façon parfaitement intuitive, les scénaristes ont ainsi collé au plus près de ce que Ron Jones avait effectivement vécu à l'époque: "Quand Ron Jones nous a confié que le film lui semblait crédible à 100%, nous avons reçu le plus beau des compliments", avoue-t-il.

"L'Histoire peut-elle être évacuée ? Le ventre fétide d`où est sortie la bête immonde est-il encore fécond ? Autant de questions passionnantes, pour un film dont on sort réellement secoué." TéléCinéObs
"A aucun moment la gravité du propos n'alourdit ce film vif et intelligent." La Croix
"Une démonstration implacable et inquiétante sur les mécanismes totalitaires. Donne froid dans le dos..." Le Figaroscope
"Un film réussi, dans la lignée d'une autre vague, celle du nouveau cinéma allemand de Good Bye Lenin à La vie des autres. Passionnant." Métro
"Dennis Gansel pose la question dérangeante du danger du fascisme et se demande si l'histoire peut se répéter (...)." Le Journal du Dimanche
  • Inscrivez-vous à la newsletter
  • Contact : 0692 68 77 09
  • 233 481 visiteurs