SERAPHINE

Réalisateur : Martin Provost
Casting :
Divers : France - 2008 - 2h05 -
Prix : Valois de la Meilleure Actrice, Festival d'Angoulème
En 1913, le collectionneur allemand Whilhelm Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau, loue un appartement à Senlis pour écrire et se reposer de sa vie parisienne.
Il prend à son service une femme de ménage, Séraphine, 48 ans.
Quelques temps plus tard, il remarque chez des notables locaux une petite toile peinte sur bois. Sa stupéfaction est grande d'apprendre que l'auteur n'est autre que Séraphine.
S'instaure alors une relation poignante et innattendue entre le marchand d'art d'avant-garde et la femme de ménage visionnaire.
Un jour, une amie productrice à France Culture me dit de manière un peu énigmatique : “Martin, tu devrais t'intéresser à Séraphine Louis…”
Ne connaissant pas le personnage, je ne comprenais pas bien où elle voulait en venir, mais elle a ajouté : “Cherche, tu comprendras pourquoi.”
Sur internet, j'ai trouvé très peu d’informations, à peine quelques détails biographiques, des tableaux déroutants. Assez pour éveiller ma curiosité.
J’ai commencé à entrer dans l'univers très particulier de Séraphine.
Très vite, il m'a paru évident qu'il y avait là quelque chose de fort, de poignant, et matière à cinéma… Cette impression initiale n’a fait que se renforcer, c’est même devenu une idée fixe lorsque par la suite j’ai lu tout ce qu’il y avait à lire, notamment la thèse sur Séraphine de Françoise Cloarec, psychanalyste, qui a connu Anne-Marie Uhde (sœur de Wilhelm Uhde, le découvreur de Séraphine) dont elle possède des lettres, ainsi que de nombreux documents.
Son travail a été ma source principale.

"Portrait d'artiste, ce biopic ravive par la finesse de son approche un genre difficile." Positif
"Le spectateur découvre, les larmes aux yeux, le destin et les oeuvres d'une artiste injustement oubliée. Inutile de vous mélanger les pinceaux, allez voir cette belle toile." Paris Match
"Séraphine n'est jamais plus réussi que quand recentré, concentré sur les rapports du duo improbable que composent Séraphine et Uhde, qui en s'établissant comme le relais du spectateur, comme son témoin, leur donnent leur densité, et beaucoup de leur vérité." Le Nouvel Observateur
"Avec simplicité et humilité, Martin Provost évoque ce destin extraordinaire en posant entre les images l'éternelle question de la création : mouvement de l'âme ou expression de l'intelligence ?" Le Figaroscope
"Son itinéraire de femme blessée est aussi fort que celui d'une Camille Claudel." 20 Minutes
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