KISS OF LIFE

Réalisateur : Emily Young
Casting :
Divers : Grande Bretagne, France - 2005 - 1h 26min -
Prix : Sélection Officielle à Cannes, section Un Certain Regard
Helen vit à Londres avec ses enfants et son père.
John, son mari, travaille en Europe de l'Est pour une organisation humanitaire.
Cela fait de longs mois qu'il est parti et Helen attend désespérément son retour.
Un matin, en accompagnant ses enfants à l'école, elle décède dans un accident de voiture et devient prisonnière d'un espace indéfini entre la vie et la mort.
A des kilomètres de là, dans une Europe de l'Est déchirée par la guerre, John ignore la mort de son épouse.
Primé à Cannes
En 1999, au Festival de Cannes, Emily Young est lauréate du Premier Prix de de la Cinéfondation avec son court-métrage Second hand.
La Cinéfondation propose une sélection de films réalisés par des étudiants d'écoles de cinéma du monde entier, et le Festival s'engage à suivre la carrière des jeunes cinéastes primés, et à apporter un soutien financier pour la réalisation de leur premier long-métrage.
C'est ainsi qu'en 2003, Kiss of life, le premier film d'Emily Young, est présenté en Sélection Officielle à Cannes, dans la section Un Certain Regard.

Dapkunaite remplace Cartlidge
C'est Katrin Cartlidge qui devait jouer le rôle d'Helen. L'actrice avait déjà joué dans deux films qui avaient pour cadre la guerre en ex-Yougoslavie, Before the rain et No Man's Land. Mais Katrin Cartlidge décède quelques jours avant le début du tournage, ce qui plonge Emily Young dans un profond désarroi. Finalement, la réalisatrice songe, pour la remplacer, à Ingeborga Dapkunaite, qui l'avait impressionnée dans Soleil trompeur de Nikita Mikhalkov. Lorsqu'elle apprend que la comédienne d'origine lituanienne vit à Londres depuis dix ans, elle décide de la contacter. Ingeborga Dapkunaite devient Helen, et le film est dédié à Katrin Cartlidge.

My name is Peter
Aux côtés d'Ingeborga Dapkunaite, on retrouve Peter Mullan, dont les films - qu'il soit acteur ou réalisateur - abordent souvent des sujets difficiles. On se souvient de sa prestation d'alcoolique dans My name is Joe, de Ken Loach, qui lui avait valu le Prix d'interprétation au festival de Cannes en 1998. Son deuxième film en tant que réalisateur, The Magdalene sisters, sur les mauvais traitements subis par les pensionnaires d'un couvent irlandais, avait remporté le Lion d'Or à Venise, et récolté un joli succès public. Avec Kiss of life, dans lequel il joue le rôle d'un homme qui laisse sa famille pour s'engager au service de l'humanitaire en Yougoslavie, Peter Mullan a encore choisi un film exigeant.

Un sujet délicat
"Je voulais explorer le moment, les moments qui suivent la mort. Je me demandais ce qu'on peut ressentir quand on meurt, et je voulais décrire ce qu'éprouve la famille abandonnée par le défunt, et cette période flottante, transitoire, dans laquelle tous, le mort comme les vivants, entrent", explique la réalisatrice.

Influences franco-japonaises
Pour la mise en scène de son film, qu'elle a en partie tourné en Croatie, Emily Young s'est inspirée de Winterreise, recueil de photographies du Français Luc Delahaye, qui retrace le voyage fait par son auteur en Russie à l'hiver 1998-1999. La réalisatrice cite également comme référence After Life, le film d' Hirokazu Kore-Eda qui, comme Kiss of life, traite de la cohabitation entre les vivants et les morts.

Helen
Initialement, le titre du film était Helen of Pekham. Il renvoyait directement à la figure d'Hélène de Troie. En effet, la réalisatrice a été marquée par la lecture d' Helen of Egypt, le poème d'un auteur moderne qui raconte comment, juste avant de mourir, Hélène est conduite dans un temple dans lequel elle doit trouver la sérénité et résoudre les questions quI s'était posées dans sa vie. Dans le film, le personnage principal s'appelle Hélène.
Le Figaroscope
"Un premier long-métrage et déjà une belle maîtrise. Emily Young, si jeune mais si profonde. Elle connaît l'âme humaine, et prend des chemins originaux pour nous parler de la vie, et après. Une histoire d'amour d'une intense sensibilité."

MCinéma.com
"Le scénario, qui utilise laborieusement moult flash-backs et scènes fantasmées, ne fonctionne pas du tout. A l'instar de ses personnages, le film navigue dans le flou, le deuil et le recueillement."

Libération
"Kiss of Life est la confirmation de ce talent. L'ambition est là. Les personnages s'imposent."
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