CACHE

Réalisateur : Michael Haneke
Casting :
Divers : France - 2005 - 1h55 min -
Prix : Prix de la mise en scène, Prix de la fédération internationale des critiques de film, Prix du jury œcuménique au Festival de Cannes 2005
Georges, journaliste littéraire, reçoit des vidéos - filmées clandestinement depuis
la rue - où on le voit avec sa famille, ainsi que des dessins inquiétants et difficiles
à interpréter. Il n’a aucune idée de l’identité de l’expéditeur.
Peu à peu, le contenu des cassettes devient plus personnel, ce qui laisse soupçonner
que l’expéditeur connaît Georges depuis longtemps.
Georges sent qu’une menace pèse sur lui et sur sa famille, mais comme cette menace
n’est pas explicite, la police lui refuse son aide…
Interrogé sur ses intentions lors de la conférence de presse cannoise, le cinéaste notait : "C'est un film personnel sur la culpabilité, comment on gère le problème de sa propre culpabilité (...) C'est aux spectateurs de décider de la façon de voir le film. Je ne suis pas un maître d'école, je n'ai aucune leçon à donner. Je peux peut-être poser des questions d'une manière plus ou moins intéressante (...) Presque tous mes films traitent de la nature de la vérité au cinéma. Je doute qu'on puisse avoir une idée de la vérité quand on regarde un film. Je dis toujours qu'un long métrage, c'est 24 fois par seconde le mensonge, peut-être au service d'une vérité mais pas toujours."
Michael Haneke sur la preuve par l'image : "Presque tous mes films traitent de la nature de la vérité au cinéma. Je doute qu'on puisse avoir une idée de la vérité quand on regarde un film. Je dis toujours qu'un long métrage, c'est vingt-quatre fois par seconde le mensonge, peut-être au service d'une vérité mais pas toujours. Je pense que le traitement de la vidéo ici déstabilise la confiance du spectateur envers la réalité. Dans Caché, on croit que le plan d'ouverture est la réalité alors qu'en fait c'est une image volée avec une caméra vidéo. Naturellement, je me méfie de cette prétendue réalité dans les médias."
Michael Haneke sur l'oubli de l'Histoire : "L'oubli existe partout. Les conséquences politiques pour une société sont sûrement différentes selon les pays. On ne peut pas comparer la France à l'Autriche et l'Autriche à l'Allemagne. Personnellement, je n'approuve pas l'attitude du peuple autrichien vis-à-vis du passé. Dans n'importe quel pays, vous trouverez une situation cachée parce qu'on ne veut pas en parler. Je trouve ça très dangereux, cela m'incite à réagir".
Les comédiens sur leur travail avec le réalisateur :
Juliette Binoche : "Sur Code Inconnu, j'avais l'impression que Michael lisait en moi, il se promenait dans le labyrinthe de mon jeu. Il répondait à toutes les questions qu'un acteur peut se poser. Pour Caché, c'était très différent. J'étais un petit peu parano, car il ne me disait strictement rien. Je me suis dit qu'il ne s'intéressait pas spécialement au personnage. J'étais dubitative. Puis au bout d'un mois, je lui ai demandé le pourquoi de ce silence. Il était étonné. Après, il ne m'a plus lâchée sur les derniers quinze jours. J'aurais mieux fait de me taire (rires). C'est quelqu'un de très précis mais qui donne la liberté nécessaire à ses acteurs. Il a une précision proche de la musique, il aime les souffles, les pauses."
Daniel Auteuil : "J'évite le plus possible de poser des questions au réalisateur. J'aime les metteurs en scène qui me disent par où je rentre, par où je sors, plus vite ou moins vite. Et avec ça, on s'en sort."
Maurice Bénichou : "Je ne crois pas que ce serait intéressant si on nous expliquait ce qu'on doit faire. On risque de jouer l'explication et non pas l'interprétation. Comme disait Daniel, on va entrer, sortir, moins fort, plus fort, plus vite, moins vite. C'est uniquement ce qu'indiquent les metteurs en scène qui ont des choses importantes à raconter. Finalement, leur parole écrite, le scénario, passe par le corps de l'acteur."
Le Nouvel Observateur
Caché déroule une logique de polar infernal, pour cueillir le spectateur au moment où il ne s'y attend plus (...) Thriller admirablement maîtrisé (...) Les acteurs sont les rouages essentiels de la machine lancée à fond de train par le cinéaste.

Libération
Caché est un film où l'émotion rend à l'esprit le son bouleversant de la matière. Comme il fait froid, comme il fait peur. De quoi se cacher en effet.

Le Monde
" (…) film splendide et vertigineux (…). "

Zurban
" Cet étrange cinéaste qu'est Haneke livre avec Caché son œuvre la plus magistrale : un suspense tendu et vertigineux. "

Première
" Haneke nous balade, nous manipule, nous plonge dans le malaise. C'est désagréable et fascinant. Passionnant de bout en bout. "

Ouest France
" Michael Haneke nous implique dans le processus. Il dérange, il provoque, il déstabilise. Avec une rigueur froide et une tension maîtrisée. "
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