NE DIS RIEN

Titre original : Te doy mis ojos
Réalisateur : Iciar Bollain
Casting :
Divers : Espagne - 2004 - 1h46 - VOSTF
Par une nuit d'hiver, une jeune femme, Pilar, s'enfuit de chez elle en emmenant son fils. Antonio, son mari, la poursuit, veut la ramener à la maison, lui promet de changer, de ne plus être violent. Rien n'y fait, Pilar a pris sa décision. Il va alors tenter de la reconquérir et de maîtriser ses accès de colère qui immanquablement débouchent sur de la violence physique. Thérapie de groupe, retour sur soi, Antonio veut guérir. Mais pendant ce temps, Pilar va trouver loin de son époux un nouveau sens à sa vie.
Une réalisatrice également actrice
Iciar Bollain est à la fois réalisatrice et comédienne. Elle a été dirigée par des réalisateurs comme Victor Erice dans El Sur, Ken Loach pour Land and Freedom, Felipe Vega pour Un Paraguas para tres ou encore George Sluizer et Manuel Gutiérrez Aragon.

Un grand succès en Espagne
Ne dis rien a rencontré un énorme succès en Espagne lors de sa sortie. C'était la première fois que la violence conjugale était ainsi abordée par le biais de la fiction. Cette forme de violence est un phénomène social qui frappe l'Espagne plus que tout autre pays européen.

Récompensé aux Goyas 2004
Ne dis rien a reçu une multitude de récompenses aux Goyas 2004. Le film a reçu le Goyas du Meilleur Film, du Meilleur Réalisateur, des Meilleurs Interprétations Masculine et Féminine pour Laia Marull et Luis Tosar, le Goyas du Meilleur Second Rôle Féminin et le Goyas du Meilleur Scénario Original.
Travail de recherche et de documentation pour l'équipe
Pour réaliser Ne dis rien, la cinéaste et son équipe se sont beaucoup documentées et ont même participé à des thérapies de groupe. Iciar Bollain a notamment rencontré Enrique Echeburua, un psychologue pionnier en Espagne en ce qui concerne la violence conjugale. Les scènes de thérapie dans le film sont directement inspirées de ses travaux.

Conditions de tournage
Lors du tournage, Iciar Bollain a privilégié les réactions naturelles et spontanées des comédiens : "j'ai fait une lecture du scénario avec chacun d'entre eux. Nous avons peu répété, juste pour voir si tout fonctionnait et avons laissé reposer jusqu'au tournage, pour garder le maximum de spontanéité. Sur le tournage, il y avait toujours la liberté d'improviser, d'aller plus loin. Mais la plupart du temps, j'ai supprimé tout ça au montage pour que les scènes reprennent leur configuration d'origine."

Du court au long-métrage
Après Flores de Otro Mundo, Iciar Bollain confie qu'elle voulait réaliser un film plus intimiste, centré autour de quelques personnages. Elle avait le sujet déja en tête depuis quelques temps :" il y a quatre ans, avec ma co-scénariste, nous avions déjà abordé le thème de la violence conjugale dans un court-métrage intitulé Love that kill. Le court-métrage terminé, nous nous sommes rendus compte que ce sujet était beaucoup plus vaste et complexe que nous ne l'imaginions au départ. Nous avons donc décidé de développer l'histoire, d'enrichir le personnage d'Antonio et de créer celui de Pilar."
L'Express
L'émotion dégagée par cette histoire de rupture, ultime combat d'une épouse qui ne veut plus se soumettre, touche tous les publics.

Cinéastes
Iciar Bollain élève sa réalisation au niveau du cinéma de Ken Loach. Le film acquiert tranquillement toute sa force dramatique.

Le Point
Le drame naturaliste, rude, cru, se hisse à la hauteur d'une tragédie. Pour incarner le mystère de ce couple, deux acteurs au diapason : Laia Marull, pleine d'espoir et d'effroi, et Luis Tosar, à la fois victime et bourreau. Un film d'une pudeur parfois bouleversante

TéléCinéObs
Drame intime où les regards trahissent ce que les mots peinent trop à exprimer: l'amour et la peur. Ce film confirme le renouveau du cinéma hispanique.

Aden
Un film subtil. Le tour de force du film c'est qu'on ne juge ni le mari ni la femme. Chacun a ses espoirs, ses égarements. Un film tout en finesse.

aVoir-aLire.com
Toutes les ambiguïtés de la violence familiale, dites avec une extrême finesse.
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